mardi 27 août 2013

Un livre à la mer



Cette édition 2013 du festival "Un livre à la mer" s’est déroulée, comme d’habitude à Collioure, un site toujours aussi beau et agréable.

Elle a rendu hommage à Albert Camus à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance.

Le programme avait prévu trois tables rondes sur trois jours.

Divers intervenants ont tenté de retracer tous les domaines de la vie d'Albert Camus jusqu'à sa mort et, cerise sur le gâteau, nous avons eu le plaisir d'avoir le film de Gianni Amelio retraçant sa vie, extrait de son livre "Le premier homme" qu'il n'avait pas terminé.

Au Centre culturel, dès 20h le premier soir, la salle était archi comble et les tables rondes ont débuté avec quelque retard.
Nicole Yrle, actrice du film, a surpris la salle en présentant des extraits de texte étonnants du film.

Le Centre culturel
Hélène Legrais, animatrice, a, comme d'habitude, mené cette table ronde avec beaucoup de finesse et de doigté car les intervenants étaient et avaient de fortes personnalités.

Ainsi, Benjamin Stora a dressé une vision particulière et traditionnelle de son Camus à travers un parcours très riche. Son intervention de courte durée a permis une fois de plus de constater la complexité de ce philosophe et penseur du milieu du siècle dernier.

Ensuite, Arezki Metref, journaliste et auteur kabyle , nous a livré sa vision algérienne de ce personnage très divers. Les algériens lui ont reproché son non-engagement dans la guerre de 1954. Avant sa mort en 1960, il se rapprochera des anciens communistes, des amis écrivains algériens mais aura cette fameuse phrase qu'il a prononcé  lors de la remise du prix Nobel en 1954 à Stockholm :
"Je défendrai ma mère avant la justice".

Stéphane Babey, auteur d'un livre "Camus, une passion algérienne" a parlé de l'artiste, de ce dramaturge avec une sensibilité étonnante.

Puis nous avons eu droit à une séquence d'une émotion très forte avec Teresa Rebull, qui a connu Camus et qui nous a parlé de la bonté et de la gentillesse du nouvelliste français.

Ensuite le Camus "libertaire" nous a été conté par Lou Marin et François Bernardi qui se sont exprimés, avec une verve et une multitude de détails sur ses actions par rapport à la guerre d'Espagne et à l'anti militaro-communisme de ce révolutionnaire qui a subi l'anathème du parti communiste français, mais également de Sartre, le bourgeois.

Enfin les analyses féminines de Djemila Benhabib et Sylvie Crossman se sont épanchées sur la vie tumultueuse amoureuse de Camus et sa sensibilité féminine.

Le film de Gianni Amelio "Le Premier Homme", tiré de son dernier livre inachevé et tourné en Algérie a terminé la soirée avec une vision très particulière d'un être vivant dans un milieu non seulement modeste mais très pauvre dans une Algérie qui évoluera vers l'Indépendance que ne voulait pas Camus.
 
Vue du Square Caloni
Au square Caloni, au bord de mer, sur des gradins qui permettent d’avoir une vue magnifique sur le Port de Collioure, nous avons assisté au troisième et dernier débat.

Les mêmes intervenants de cette ultime séance se sont affrontés avec, en plus, Jean-Michel Hoerner, ancien Président de l'Université, qui a présenté son dernier livre sur un Camus catalan par sa mère originaire de Minorque qui ne parlait que catalan. Mais aussi ses amis catalans, notamment Alba qui a fait le lien avec des anti franquistes de la guerre d'Espagne.

Arezki Metref nous a rappelé que "L'étranger" était parmi les 70 livres les plus lus au monde. Ce qui nous a ouvert vers le thème "Albert Camus , un penseur pour l’avenir".

Le débat a été vif entre les intervenants et intéressant sur les idées camusiennes émises dans la perspective de demain .

Lou Marin et François Bernardi sont aussi intervenus toujours sur l’avenir libertaire du monde .

Les intervenants et une partie du public
Le modérateur du jour Jean Pierre Barrou a coordonné la rencontre sur le penseur et sa possible influence sur ce monde actuel.

Stéphane Babey nous a encore rappellé l’artiste et l’humaniste.

"Aujourd'hui, où sont les penseurs du XXIe siècle ?" rappellera Jean-Michel Hoerner. Il a été applaudi par les spectateurs présents lorsqu’il a dit que seuls les journalistes, rapporteurs de l’actualité "sont les actuels penseurs".

Camus est toujours présent et vivant.



Albert  Camus et l'Algérie
 
France Algérie Pays Catalan organise depuis 2005 des relations suivies avec l'Algérie sous forme d'un concept "Caravane Catalane" qui associe culture, économie et université.

Du 2 au 10 octobre 2009, la caravane est allée directement sur les traces de Camus, à Alger, Tipaza, Sidi Bel Abbès, Mostaganem et Oran.

A Alger une relation s'est établie avec « les camusiens d'Alger » à la librairie des "Mille feuilles" de Sid Ali et aussi la librairie Torcatis de Brigitte et Roger Coste à Perpignan.

A Tipaza, et à Marengo, ville de la naissance de la mère de Camus, nous lui avons rendu hommage en organisant des lectures de textes avec Afifa Berreri, de l'Université d'Alger et de l'association "Mémoire de la Méditerranée" d'Alger.

Sept intervenants ont lu différents textes ("Les noces de Tipaza", "L'été à Alger", "La peste", "La femme adultère", "Le retour à Tipaza", "Nos frères d'Espagne", "L'Espagne et le donquichottisme". Ces textes ont été entrecoupés de musique traditionnelle catalane, tambourin, flaviol, cornemuse.

Stèle Camus

Le point d'orgue a été la visite de la stèle de Camus dans les ruines de Tipaza.















Sous un soleil brillant et la mer bleue, Marlène Nuage, poète et chanteuse, a déclamé la totalité du poème dont la première strophe est gravée dans la pierre de la stèle.


Elle s'est aussi exprimée à Canal Algérie, à la télévision algérienne sur cette Caravane Camus.

Ensuite Sidi Bel Abbès avec Maissa Bey et la troupe de Karim Lardjam "El Adjouad"  puis à Oran avec le Centre culturel français, et enfin à Mostaganem avec Aziz Mouats.
 



Toutes ces actions ont marqué l'attachement de la Catalogne à Albert Camus, avec le soutien de l'Institut Ramon Llull de Barcelone.


 
  
Pierre Paul Haubrich
Président France Algérie Pays Catalan
4 Place Zamenhoff 66390 Baixas
33 (06) 03 84 20 61
http://fa.payscatalan.free.fr
dossiers de l'association :
Dossier de présentation
Plaquette

jeudi 22 août 2013

Un livre à la mer


 France Algérie Pays Catalan était allée sur les traces de Camus en 2009 pour la 12e étape de la Caravane Catalane.
Nous ne pouvons qu'apprécier que "Un livre à la mer" à Collioure se penche sur Camus.



vendredi 16 août 2013

10 Août 2013 : "Journée du Partage" à Perpignan




Description : France Algérie Pays
                                  CatalanFrance Algérie Pays Catalan
Dialogues interculturels et échanges économiques sur le pourtour méditerranéen



                         
JOYEUSES FETES 
 DE L'AID EL FITR


AFFECTUEUSEMENT
                                                
Pierre Paul et Aline Haubrich


Notre partenariat avec Fouzi BOUHADI, Président de Perpignan Atout Diversité, se poursuit normalement.
Un projet de partage à l'issu du RAMADAN et pour les fêtes de l'Aïd El Fitr nous a séduits. 

Nous avons participé à cette offrande de pâtisseries lors d'une des trois journées de fête.

Sur la place du Castillet, mais aussi sur la place de la République, de charmantes jeunes filles de Perpignan Nord ont offert plus de 1000 gâteaux préparés par des familles. Ce geste a surpris tous les passants des deux places de Perpignan.


En effet cette générosité d'offrir des pâtisseries était un geste gratuit et généreux. Cette dégustation a étonné et montré la générosité des diverses associations qui s'étaient unies sous le titre de "Journée du partage". 
Fatima et Séhérazade, à gauche, Ines, à droite, lors de la distribution
La presse locale a relaté l'événement. L'Indépendant (voir article), France Bleue Roussillon qui a interviewé Monsieur Fouzi BOUHADI, mais aussi la Semaine du Roussillon et le Petit Journal ont tous couvert cette journée. 

 



Soirée



Cette journée s'est terminée par une soirée musicale à la Salle AL Sol, toujours sous l'égide des 7 associations unies pour cette rencontre.
Le maire Jean-Marc PUJOL a participé un moment à cette soirée au cours de laquelle les nombreux spectateurs présents ont pu apprécier son discours rassembleur de même que celui de Fouzi BOUHADI.

 La salle attentive au DJ et aux discours du Maire Jean Marc Pujol et Fouzi Bouhadi


mercredi 7 août 2013

Meeting of Styles





C'est un phénomène nouveau qui commence à envahir l'art. Ce Street Art a d'abord envahi le Couvent des Minimes jusqu'au 22 juillet.
Et la cerise sur le gâteau aura été l'organisation le 20 et 21 juillet à la Casa Musicale du phénomène Meeting of Styles de Perpignan organisé depuis 3 ans entre le Street art mais aussi de la musique en free style mais également en danse avec DJ et beat box.  
Voir sur 2500 m2 s'exprimer en graffitis une cinquantaine d'artistes de renommée est un spectacle étonnant.
Ils viennent des quatre coins du monde et ont occupé des murs jusqu’à 6m20 de haut.
Aussi en 2013, après la Chine, la Grèce, l'Allemagne, la Serbie, la Bulgarie, Perpignan a représenté la France. Ensuite les graffs iront en Pologne, aux quatre coins des Etats-Unis, à Mexico et enfin en Argentine. Un art surprenant et des artistes internationaux se côtoient en toute simplicité avec l'amour de leur art et créativité contemporaine très imagée tel un portable géant en mains qui rappelle la conférence de Michel SERRES qui disait que nous tenons en mains LE MONDE.
L’explosion des talents prouve que la STREET CULTURE est bien vivante et un nouveau mode d’expression.

Eté 66 : Musiques du Monde




C'est toujours passionnant ! Cette année dans le cadre des concerts de Radio France, Bassekou Kouyaté et son groupe nous ont fait connaître le luth traditionnel malien.
Son fils Moktar nous a emballés avec un récital de percussions étonnantes.
C'est en général dans cette formule que l'on trouve en Afrique des sons et rythmes surprenants.
Le groupe Bassekou est un groupe familial. Bassekou, lui, avec son luth nous a charmés.
Et, avec beaucoup de sincérité, de simplicité, il a remercié la France pour son intervention militaire au Mali. Il a dit avec des gestes expressifs : "Si on chante, on nous coupe la langue. Si on joue de la musique, ils nous coupent les mains. Ce n'est pas ça le vrai Islam."
Avec son épouse Amy, ils nous ont enthousiasmés et ils ont tous mis une telle ambiance que de nombreux spectateurs sont descendus devant la scène et ont dansé.

Eté 66 : Orchestre Les Siècles





Impressionnant !!! de voir 60 musiciens occuper la scène du Palais des Rois de Majorque.
Cet orchestre les Siècles de Montpellier a subjugué les spectateurs sous la direction éclatante du célèbre François Xavier Roth.
Il nous présenté beaucoup d'œuvres dans un programme varié.
Il nous a été donné d'apprécier des instruments baroques puis des instruments romantiques lors d’une soirée où nous avons dégusté des œuvres complètes et diversifiées .
Du 17e au 20e siècle, Lully, Rameau, Delibes et Massenet nous ont permis de découvrir une série d'interprétations différentes et étonnantes.
Cet orchestre d'un nouveau genre possède une authenticité étonnante.
Une soirée exceptionnelle de découverte.

Eté 66 : Orchestre d'Andorre





C'est à un partenariat avec le Conseil Général et le festival Pablo Casals que nous a convié en ouverture l'orchestre d'Andorre.
De Bach aux Beatles, le thème de la soirée a été désarmant.
En même temps, cette variété de sons nous permet d'apprécier que la musique, effectivement adoucit les mœurs.
Cet orchestre, né en 1992, est reconnu justement par la variété d'instruments et d'œuvres de compositions catalanes.
Le violon soliste Gerard Claret nous a surpris.
Enfin Michel Lethiec, directeur du festival Pablo Casal, a présenté cette 61e édition basée sur les 40 ans de la mort des trois Pablo : Pablo Picasso, Pablo Neruda et Pablo Casals. Ils sont morts tous les trois en 1973.
Michel Lethiec a terminé le spectacle avec une interprétation à la clarinette de la célèbre comédie musicale West Side Story.
Auparavant nous avons eu droit à un programme divers avec du Bach, Mozart, Tchaïkovski, Breiner et bien sur Léonard Bernstein.